EUGENE BOSSILKOV

 

 

Il est né en 1900 en Bulgarie, dans une famille de modestes paysans. A 11 ans, il entre au séminaire des passionistes, puis au noviciat, où il prend le nom d'Eugène du Sacré-Coeur. Il fait sa profession religieuse en 1920, puis est ordonné prêtre en 1926. En 1934 il devient curé de la grosse paroisse de Bardarscki-Gheran. Il se révèle alors un prédicateur brillant, que les autres paroisses, et même les autres diocèses, réclament régulièrement. Durant la seconde guerre mondiale il sauve la vie de nombreux juifs. Mais cette solidarité avec les persécutés n'était que le présage d'une communion plus précise. En effet, en septembre 1944, les soviétiques envahissent le pays, et cette fois ce sont les catholiques qui vont être pourchassés de ville en ville par une haine implacable. Les persécutions s'intensifient à partir de 1946: sur la demande de son évêque, le P. Bossilkov prêche alors une mission populaire dans toutes les paroisses, afin d’affermir les catholiques dans leur foi, tandis que les communistes mènent une intense campagne antireligieuse. En 1947, Eugène Bossilkov devient évêque de Nicopoli, et en même temps la cible de la police politique. Lors d'une visite à Rome, en 1948, dans la basilique de Sainte Marie Majeure, à un passioniste qui lui demande le motif de sa visite, il répond: "J'ai besoin d'une grande grâce: mourir martyr pour mon diocèse. Seule Notre-Dame peut me l'obtenir". Malgré plusieurs tentatives pour l'empêcher de retourner dans  son pays, il s'obstine à vouloir souffrir avec ses frères catholiques. De fait, il est arrêté en juillet 1952. Avec d'autres prêtres, il subit des tortures inouïes autant que gratuites. Finalement la haine des communistes bulgares éclate totalement dans un procès "contre l'organisation catholique subversive". Bossilbov est condamné à mort et exécuté le 11 novembre 1952. Il a le visage d'un homme simple, fidèle à la vérité, refusant les prostitutions morales faciles, et un coeur doux comme celui du premier de tous les martyrs, Jésus, l'Agneau du Père.

 

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