Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

 

ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura » : afin que l'Ecriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. (Jn 19,23-24)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les romains avaient l’habitude de dénuder les condamnés. Il n’y avait pas de jugement de valeur lié à cet usage. Simplement, les morts n’ont pas besoin de vêtements ! Sans le savoir, les hommes présentent Jésus au Père ; et Jésus en se laissant dépouiller de ses vêtements présente l’humanité au Père. Une humanité pure et transparente à Dieu. A ce titre, Jésus apparaît comme l’Agneau de Dieu sans tache, prêt pour le sacrifice. Chez les juifs, au contraire, la nudité était jugée négativement. Jésus apparaît à leurs yeux comme un être méprisé et humilié. Et nous ? Qui voyons-nous en le contemplant ?